Une nouvelle Pagnerre identifiée à Lambersart



Merci à Gilbert Houviez, ancien Architecte des Bâtiments de France, qui mène une étude sur le parcellaire de la commune de Lambersart. Il vient de repérer une maison construite par Gabriel Pagnerre, au numéro 148 de l'avenue de l'Hippodrome à Lambersart. 

Cette réalisation est datée, comme en atteste le cartouche visible au sommet de la façade, de 1913. Nous ne connaissions jusqu'à présent qu'une seule construction à Lambersart au n° 132 de cette même avenue de l'Hippodrome. Merci aussi à Jean-Pierre May, de l'association pour la sauvegarde de la villa Cavrois (Mallet-Stevens). Sur le plan historique cette découverte est importante, même si cette maison n'est pas très représentative, car cette avenue a été le site de constructions des plus grands architectes de la région.

Cette maison a heureusement survécu, comme tant d'autres, ce qui est surprenant quand on découvre les constructions récentes de part et d'autre. Comme dans de très nombreux endroits (Cinéma Le Mondial à Wazemmes, 200 rue de Gaulle à Mons et même le Vert Cottage) Pagnerre a donc eu de la chance de résister aux destructeurs ! Espérons qu'il en sera de même à Halluin ...

NDLR : Malheureusement à l'heure où nous écrivions ces lignes nous ne pensions pas que la ville d'Halluin aurait eu si peu d'intérêt pour son patrimoine. Une idée qui fait son chemin, mais quand on voit les destructions de l'avenue de l'Hippodrome à Lambersart, on se rend compte que cette notion a mis et mettra encore beaucoup de temps pour progresser.




Gabriel Pagnerre et Robert Mallet Stevens

Quelques spécialistes des figures de style éclectiques et régionalistes prennent conscience de la nécessité de renouveler les formes de la maison de ville. Parmi eux, Gabriel Pagnerre rejoint le clan des fervents défenseurs de la modernité et Alphonse Stevens, plus habitué à l'adaptation de son architecture aux circonstances, à la clientèle et aux situations, va brutalement infléchir l'esthétique de sa production.Lire la suite

Pagnerre et la Franc-Maçonnerie

Suite à des précisions apportées*, il semblerait que le cache-pot (qui est décrit ainsi car en fait il s'agit de l'emploi actuel de cet objet) puisse être un pot utilisé rituellement. Le pot où sont brûlés les témoignages écrits de la chambre de réflexion et qui au sein de certaines loges est employé pour le feu de la Saint Jean. Il semble toutefois difficile d'imaginer vue la beauté de ce pot en cuivre qu'il puisse avoir été employé pour y brûler des documents. Il s'agit probablement plus d'un objet à fonction symbolique.
Nous savons, avec certitude, par témoignage oral que Gabriel Pagnerre a effectivement été franc maçon et que ces objets lui appartenait.
La qualité du bougeoir et du pot confirme qu'il s'agit de présents offerts pour un événement exceptionnel, donc probablement pour un Vénéralat.
S'agit-il du rite écossais rectifié (RER) ou du rite écossais ancien accepté (REAA) ?
Le RER existait à l’époque, c’est un des plus anciens rite connu. Le REAA est quasiment de la même époque que le RER. Les plus anciens documents connus pour l’un et l’autre rite date de la première partie du 18ème siècle. Le REAA est le rite le plus utilisé au monde toutes obédiences confondues.
Si Eugab a été initié à la loge Amitié, l’obédience dont elle dépend utilise les deux rites, le RER et le REAA.