Les villas art nouveau à Mers-les-Bains

Un cliché retrouvé dans les archives familiales nous montre la famille de Gabriel Pagnerre en 1918 au balcon de la villa Occident située sur le front de mer de ce qui s'appelait à l'époque à Mers Plage, devenue Mers-les-Bains. Il est fort probable que l'architecte a pu admirer les réalisations art nouveau de ses confrères architectes.


Les villas de Mers-les-Bains


Auguste Castelin, architecte parisien réputé, fut l’un des premiers à construire des villas remarquables entre 1893 et 1905 dans le quartier balnéaire, et à définir la villa mersoise comme étant étroite, élancée, élégante.

Plusieurs de ses plans ont été publiés dans des revues d'architecture, tels que : " Mon Pierrot ", " Belle-Brise ", " Les Épis d'Or " ou des villas jumelles comme " La Bourrasque " et " Rayon de Soleil ". Il a également édifié des villas dans le quartier dit " du Dépôt " comme " Ma mie " ou " Pourquoi pas ? ". Il a aussi proposé des plans (non retenus) pour la reconstruction de l'église Saint-Martin.



La Villa " Les Epis d'Or " (anciennement " La Falôte ") de l'architecte Auguste Castelin, entre " Les Galets " et  "Entre-nous "


Ernest Bertrand est un architecte parisien, actif très tôt à Mers-les-Bains. Il a conçu dès 1884 de nombreuses villas mersoises, comme " Ondine ", " L'Alouette et Le Roitelet ", " La Sirène " ou " Eau vive " et " Bouton d'Or ", pour son propre usage ou pour différents commanditaires. Ses premières réalisations, villas simples ou multiples, sont sobres et fonctionnelles, avec de rares éléments de décoration, à l'instar des premières constructions mersoises, et avec souvent un jeu de relief sur les façades et les toitures très intéressant.



Théophile Bourgeois, architecte originaire de Poissy, lauréat de plusieurs prix, est l'auteur de nombreuses maisons de villégiature en région parisienne, en Normandie et en Picardie.

Il a ainsi construit plusieurs villas au Bois de Cise.

À Mers-les-Bains, la villa " Bon Abri " qu'il a signée est tout à fait remarquable : construite avec deux accès distincts vers deux logements superposés, elle est gaie et exubérante, avec ses décors de balcons en forme de cygne et de félin (style " zoomorphe ").




Édouard Bœuf, architecte municipal de la dernière décennie du XIXe siècle jusqu'au premier quart du XXe siècle, a habité au 59 rue Lucien Leducq à Mers. Il a participé à l'installation du quatrième casino de Mers-les-Bains, issu du restaurant populaire Duval de l'Exposition universelle de 1889. Il a dressé les plans de plusieurs lotissements communaux qui ont défini la future physionomie de la ville. Il a aussi dessiné les plans de l'actuelle école de musique, construite entre 1898 et 1899.



Georges Guyon (1850-1915) est un architecte réputé de la Belle Époque, qui se distingue par la diversité de ses réalisations sur Paris et la région parisienne (immeubles de rapports, pavillons, écoles, réalisations industrielles, patrimoines funéraires) et qui fut l'un des pionniers du logement social, pour lequel il obtint 5 médailles d'or.

A Mers-les-Bains, il a réalisé une villa balnéaire triple (1902-1905), dite " Le Tourbilion, Le Crépuscule et Clair de Lune ".

Les céramiques des façades sont de Gilardoni & Brault.



Jules Dupont, architecte voyer mersois, a signé au moins une douzaine de constructions, sur l'ensemble de la commune, entre la fin du XIXe et le premier quart du XXe siècle.

Ses bâtiments, les villas " RIP ", " Rigoletto et Hortensia ", " Fée Tiche ", " Quo Vadis ", " Hélène et Paulette " ou encore les deux anciennes postes présentent un large éventail de formes architecturales.

A noter que l'intérieur de la villa " RIP " est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques car, fait rare, il est resté d'origine.


Les villas art nouveau