Autres architectes

Lors de rédaction de la dernière page du l'ouvrage " Gabriel Pagnerre, architecte de notre terre ", nous écrivions qu'il serait intéressant de pouvoir replacer cet architecte au milieu de la production de ses contemporains.


Quelques plaques d'autres architectes, contemporains de Gabriel Pagnerre, sur des maisons à Lille et Mons-en-Barœul : Armand Lemay, Horace Pouillet, Ernest Willoqueaux, Raphaël Hoden, Adolphy, Donadio, F. Hennequin et Jules Duclermortier.

Si la création a correspondu à des styles qui ont évolué avec le temps, il faut constater que cette mouvance architecturale a souvent placé Gabriel Pagnerre en avance sur ses collègues. L'ensemble de son œuvre, qualifiée d'éclectique, s'avère une succession d'évolutions bien au-delà des effets de mode.

Jules Potier (1872 - 1926)

Proche de Gabriel Pagnerre, il avait son cabinet d'architecture au n° 21 (23 selon les changements de numérotation) dans la rue Belle Rade à Malo-les-Bains. 


Ils construisirent ensemble le groupe scolaire de Saint-Pol-sur-Mer. De même une habitation au n° 8 de la place Ferdinand Schipman à Dunkerque porte la double signature de Jules Potier et Gabriel Pagnerre.


Il était marié à Marguerite Henderken.


A noter que de nombreux documents donnent le prénom de Julien au lieu de Jules, sans doute par confusion avec le prénom du fils.



Julien Charles Auguste Potier (1907 - 1966)

 

Fils du précédent et lui-même architecte de la ville de Dunkerque, il habita également au 23 rue Belle Rade à Malo-les-Bains. Marié à Raymonde Broux il a eu 3 filles. Il a du partir à Dakar, au Sénégal, en 1940.


L'une des filles s'est mariée avec l'architecte Michel Faidy qui nous a apporté de nombreux renseignements.


Gabriel Pagnerre s'est associé avec Jules Potier, qui est installé au 21 rue belle Rade à Malo-les-Bains (Dunkerque). La mention Constructions industrielles, avicoles et agricoles apparaît. Cela fait référence à l'élevage avicole du Château du Bois à Oye-Plage dont l'adresse figure également sur l'entête de ce courrier.

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Louis-Marie Cordonnier (1854 - 1940)



L’architecte Louis Marie Cordonnier, né à Haubourdin le 7 juillet 1854 est mort le 20 novembre 1940 à Peyrillac.

 

Il a construit et restauré de nombreux édifices dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais, ainsi que la basilique Sainte-Thérèse de Lisieux dans le Calvados. Il sera influencé par Viollet le Duc.



Son père Jean-Baptiste Cordonnier, lui-même architecte, sera son professeur aux Beaux-Arts de Paris de 1875 à 1881 en compagnie d'Émile André.

 

Le 25 juin 1881, il épouse à Valenciennes Pauline Jeanne Marie Lussigny. De ce mariage naissent trois enfants, dont Louis-Stanislas Cordonnier qui sera également architecte (leur cabinet est sis n° 8 bis, rue Marais à Lille). Veuf, il épouse en secondes noces Mathilde Adèle Carpentier le 7 janvier 1898 à Lille d'où naîtra une fille.

 

Louis Marie Cordonnier expose au Salon des artistes français à partir de 1890 et y obtient cette année-là une médaille de 3e classe puis en 1892 une médaille d'honneur avant de remporter le Grand-Prix de l'exposition universelle de 1900 et d'être placé en hors concours.

 

Architecte, il est élu en 1911 au fauteuil n° 4 de la section Architecture de l'Académie des beaux-arts (Institut de France).

 

Architecte du palais de la Paix (1913), il est président de la société centrale des architectes, membre du comité spécial du ministère des Régions libérées, président de l'Office du bâtiment (1918 à 1921), membre des jurys d'architecture et de l’École nationale des beaux-arts et du salon de la société des artistes français depuis 1911, architecte de l'Opéra-Comique de 1916 à 1923, membre du Conseil général des bâtiments civils (1916 à 1919) puis membre du Conseil des sciences (1920-1926) et enfin président du comité régional des Arts appliqués. Il devint membre de la Société des Architectes du Nord en 1884.

 

Réalisations architecturales

 

Architecture religieuse

 

Louis Marie Cordonnier a dessiné les plans de plusieurs ouvrages, dont :

à Haubourdin, la restauration de l'église Saint-Maclou, avec son père Jean Baptiste Cordonnier ;

à Merville, l'Église Saint-Pierre (1924);

à Caudry, la basilique Sainte-Maxellende (1887) ;

à Lille, l'église Notre-Dame-de-Pellevoisin (1906-1911) ;

à Laventie, l'église Saint-Vaast (1925-1929) ;

à Bailleul, l'église Saint-Vaast (1935) ;

à Béthune, l'église Saint-Vaast (1924-1927) ;

à Lens, l'église Saint-Édouard (1924), inscrite à l'inventaire des monuments historiques ;

à Sains-en-Gohelle, l'église Sainte-Marguerite de la cité n° 10 (1924-1926) ;

à Waziers, l'église Notre-Dame-des-Mineurs (1927) ;

à Braffe, la restauration de l'église Saint-Michel ;

à Fauquissart, l'église Saint-Pierre ;

à Feuchy, la reconstruction de l'église Saint-Vaast ;

à Armentières, la reconstruction de l'église Saint-Vaast ;

à Lisieux, la basilique Sainte-Thérèse de Lisieux (1929-1937) avec son fils Louis-Stanislas Cordonnier ;

à Montigny-en-Ostrevent, l'église Saint-Charles (1933-1935) avec son fils Louis-Stanislas Cordonnier ;

à Ablain-Saint-Nazaire, la chapelle-basilique Notre-Dame-de-Lorette, la lanterne des morts et le plan de la nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette.

 

Architecture civile

 

Il est également l'architecte de nombreux bâtiments civils, dont plusieurs hôtels de ville.

 

Hôtels de ville

à Loos-lez-Lille, l'hôtel de Ville et le beffroi de Loos (1885), premier hôtel de ville de style néoflamand en France, selon un mouvement commencé en Belgique ;

à Dunkerque, l'hôtel de ville avec le second beffroi de la ville (1895-1901), en partie reconstruit par son fils Louis-Stanislas Cordonnier après la Seconde Guerre mondiale, bâtiment inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel ;

à Merville, l'hôtel de ville et le beffroi (1922) ;

à La Madeleine, l'hôtel de ville et le beffroi (1930-1931) ;

à Bailleul, l'hôtel de ville avec le beffroi (1932) ;

à Comines, l'hôtel de ville avec le beffroi, qu'il reconstruit en 1932 à l’identique de celui de 1623 après sa destruction pendant la Première Guerre mondiale ;

à Laventie, l'hôtel de ville ;

à Armentières, l'hôtel de ville avec le beffroi (1934). L'hôtel de ville et le beffroi avec l'église Saint-Vaast, la halle de marché et le monument aux morts, tous situés sur la Grand-Place et conçus par Louis Marie Cordonnier, forment un ensemble architectural harmonieux considéré comme une de ses principales réussites.

Parmi les beffrois qu'il a dessinés, construits ou reconstruits, 5 font partie des 23 beffrois de France qui ont été classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO en juillet 2005 (beffrois de Belgique et de France) : Loos-lez-Lille, Dunkerque, Bailleul, Comines et Armentières.

 

Celui de la chambre de commerce de Lille, considéré comme son beffroi le plus réussi, n'y est pas classé car ce n'est pas un beffroi communal.

 

Autres

 

à Lille : l’opéra de style néoclassique, le bâtiment de la chambre de commerce et d'industrie de style néo-lillois (1906-1920), bâtiment classé à l'inventaire des monuments historiques le 16 juin 2016 et le bâtiment du siège social de la société des mines de Lens, de style néoclassique (1903) ;

à Haubourdin, l'hôpital et la chapelle (1878) ;

à Lens, les grands bureaux des Mines (1928). L'édifice est aujourd'hui la propriété de l'université d'Artois. Le site accueille la faculté des sciences Jean-Perrin.

à Ablain-Saint-Nazaire, les monuments de la nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette inaugurés en 1925.

 

Villas

 

En 1894, il dessine les plans de quelques villas au Touquet-Paris-Plage :

 

la villa L'Ermitage sise au 2, rue de Londres ;

la villa La Rafale, construite pour lui-même, à l'angle de l'avenue Louis-Hubert et la rue des Dunes. Il voulait en faire sa résidence d’été, mais il la revend en 1900 lorsqu'il participe à la création de la station d'Hardelot. Cette villa associe les styles anglo-normand, germanique et hollandais. Ses façades et toitures sont inscrites à l'inventaire des monuments historiques depuis le 1er décembre 1997.

Il est l'urbaniste de la station balnéaire d'Hardelot-Plage conçue par l'Anglais John Whitley. Il va construire les nombreuses villas : Les Petits Crabes, Élisabeth, Wilhelmine pour lui-même, Le Bon Gîte, La Marmaille, Les Roses, Pax, Paulette, Francisca, Yvonne, Nelly, Jehanne, L'Escopette pour Louis Blériot, Ma Mie, La Maisonnette, Les Sablons, La Houle, etc. Après la Seconde Guerre mondiale, seules huit villas subsistent.

 

En 1922, avec l'architecte Jean Lafitte, il est l'architecte à Maubeuge de la villa située 1, avenue de Ferrière, inscrite à l'inventaire général du patrimoine culturel.

 

À l'étranger

 

Louis Marie Cordonnier est également l'architecte à La Haye du palais de la Paix, siège de la Cour permanente d'arbitrage et de la Cour internationale de justice.

 

Il avait dessiné les plans du bâtiment de la Bourse d'Amsterdam, mais son projet n'a pas été retenu, celui de Hendrik Petrus Berlage lui ayant été préféré.

 

Divers

 

Il est également l'architecte de nombreuses statues et monuments commémoratifs de Lille comme le Monument commémoratif de la défense nationale en 1870, la statue de Louis Pasteur, le monument à Alexandre Desrousseaux, la statue de Louise de Bettignies, la statue d'Auguste Angellier…

 

Une avenue porte son nom : l'avenue de l'Architecte-Louis-Cordonnier située dans le quartier Vauban Esquermes de la ville de Lille.




Gustave Gruson (1893 - 1963)

Contemporain de Gabriel Pagnerre, l'architecte Gustave Jules Marie Gruson, qui était né le 11 août 1893 à Lille,  fut actif à Mons-en-Barœul.


Elève de Georges Dehaudt à l'école régionale d'architecture de Lille, il fut admis en 2e classe le 16 mars 1914. Après la Première Guerre mondiale, dont il est revenu gravement blessé avec une amputation de la jambe gauche, il poursuivit ses études à l'école des beaux-arts de Paris où il fut élève de Victor Laloux et Charles Lemaresquier. Il passera en première classe en 1920 et obtiendra son diplôme en 1921.



Le n° 11 rue Chanzy à Lille de Gustave Gruson

Il s'installera en tant qu'architecte au 22 rue Désiré Courcot à Mons-en-Barœul. Durant la Seconde Guerre mondiale, il remplacera son collègue Jules Jourdain retenu prisonnier.


On lui doit la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale de l'église paroissiale du Très-Saint-Sacrement à Lille. Il a été nommé chevalier de la Légion d'honneur le 14 juillet 1939. Il est décédé le 18 janvier 1963. 


Horace Pouillet (1878 - 1946)


Horace Marie René Pouillet naît, le 6 août 1878 à Lille, du mariage de Louis Pouillet, médecin, et de Juliette Bissart. Il épouse Madeleine Barbotin le 28 mai 1906 à Lille, elle meurt le 20 novembre 1906, il épouse en secondes noces, Marie Nourrisson le 6 juin 1908 à Neufchâtel-sur-Aisne, de cette union naissent deux enfants, Marie Thérèse Renée et Jean Horace Marie. Horace Pouillet meurt le 7 mars 1946 à Rennes.

 

Il a son cabinet à Lille. Il est l'architecte de nombreux édifices, en particulier des villas au Touquet-Paris-Plage dont plusieurs sont classées à l'inventaire général du patrimoine architectural français. Il fait preuve d'une très grande invention architecturale, inspirée des courants art nouveau et art déco.

 

Réalisations architecturales


L'hôtel de ville d'Annœullin (1920)



Hôtel de Ville d'Annœullin


Des immeubles dans la métropole lilloise, dont sa propre résidence, rue du Vert Bois à Lille, les immeubles 195 et 199 Boulevard de la Liberté à Lille, les 11 et 13 rue Berthollet à Lille et le 70 Avenue St Maur, les Villas Renée Marguerite et Antoinette 4-6 avenue Verdi et 13-15 rue Faidherbe à La Madeleine.



L'habitation d'Horace Pouillet rue du Vert Bois à Lille


11 et 13 rue Berthollet à Lille


70 avenue Saint Maur à La Madeleine


Villa Antoinette, avenue Verdi à La Madeleine


13 et 15 rue Faidherbe à La Madeleine


112 rue Barthélémy Delespaul à Lille

Au Touquet-Paris-Plage :


Magasins jumelés " La Sirène et Morgane ", construits en 1928, par l’entrepreneur Pentier Frères.


Deux villas jumelées Glenwood (anciennement Rarahu) et Karidja, construites en 1927 pour deux sœurs. Ces deux villas sont inscrites à l'inventaire général du patrimoine culturel depuis le 1er décembre 1997.



Villa Glenwood (ex Rarahu), Le Touquet-Paris-Plage (1927)


Villa Karidja, Le Touquet-Paris-Plage (1927)

La Villa Le Quart-d'Heure, construite en 1925 pour lui-même. Cette villa est inscrite à l'inventaire général du patrimoine culturel depuis le 29 octobre 1997.



La Villa " Le 1/4 d'heure " au Touquet (1925)

La Villa Tata Ice (en souvenir d'une Tante Alice), construite en 1926. Horace Pouillet dessina également le mobilier. La façade très originale rappelle un visage. Cette villa est inscrite à l'inventaire général du patrimoine culturel depuis le 1er décembre 1997.



Villa Tata Ice, Le Touquet-Paris-Plage (1926)


La Villa Cipry, construite en 1927. Pendant la deuxième guerre mondiale ont utilisés la petite tour comme lieu d’observation.


La Villa Villa Maria construite en 1866. Elle a été reconstruite en 1914 par Horace Pouillet. Il dessina également le mobilier. La façade est très originale. Cette villa est inscrite à l'inventaire général du patrimoine culturel depuis le 1er décembre 1997.


Jules Duclermortier (1878 - 1964)


Jules François César Duclermortier est né à Lille le 1er novembre 1878 et décédé dans la même ville le 29 octobre 1964. Installé dans sa ville natale, l'une de ses adresses connues était le 45 rue du Port.


Quelques réalisations :

 

Centre d'incendie et de secours de Lille-Bouvines à Lille (1936)

15 rue de la Grande Chaussée à Lille (1934)

226 avenue de la République à La Madeleine (1927)

14-14 bis rue de Bouvines à Lille (1924)

16 place Cormontaigne à Lille (1911)

25 rue Gounod à Lille (1911)

18 bis-20 rue Boissy d'Anglas à Lille (1910)

76 boulevard Vauban à Lille (1910)

228 avenue de la République à La Madeleine (1910)

École George Sand à Lille (1909)

148 rue d'Isly à Lille (1909)

83 rue du Maréchal Foch à La Madeleine (1908)



15 rue de la Grande Chaussée Lille


16 place Cormontaigne Lille


76 Boulevard Vauban Lille


83 rue du Maréchal Foch La Madeleine


228 avenue de la République La Madeleine

Alexandre Walare (1874 - 1953)


Né à Camphin-en-Pévèle, le 23 avril 1874 et décédé à Annappes (maintenant Villeneuve d’Ascq) le 15 janvier 1953.



Élève de l'École supérieure, il débuta à 17 ans dans le service d'architecture de la ville de Lille et collabora aux études de groupes scolaires, réservoir d'eau de la ville, etc.


Ancien élève de l'École des beaux-arts de Lille, où il obtint plusieurs médailles. Ancien chef de bureau de M. Hainez, architecte en chef du département avec qui il collabora à la construction de l'Institut Pasteur, d'un Sanatorium et de théâtres.


Membre de l'Association provinciale des Architectes français, il fonda un cabinet d'architecte au 73 rue du Port à Lille. Il eu également une adresse au 47 rue Jean Sans Peur à Lille

 

Réalisations


Parmi les bâtiments publics, il a participé à Lille à la construction de l'Institut Pasteur, d'un Sanatorium, du théâtre Sébastopol et de l’école élémentaire Desbordes-Valmore (1908). Il a conduit les travaux de réalisation du monument aux morts de Loos.


Il est également l'auteur des plans du Bureau des Postes et de l'Hôtel de Ville de Faches-Thumesnil (1932).


Il construisit beaucoup de maisons bourgeoises, d'hôtels, de magasins.

 

45 rue de Canteleu à Lille (1935)

Hôtel de ville de Faches-Thumesnil (1934)

51 rue de Canteleu à Lille (1925)

37 et 39 rue de Canteleu à Lille (1926)

47 et 49 rue de Canteleu à Lille (1929)

41 rue de Canteleu à Lille (1930)

43 rue de Canteleu à Lille (1932)

63 rue de Turenne à Lille (1931)

88 rue de la Bassée à Lille (1930)

160 rue du Molinel à Lille (1929)

104 rue Solférino à Lille (1929)

15 rue Verdi à Lille (1929)

42-44 rue d'Isly à Lille (1928)

30-32 rue de l'Hôpital Militaire à Lille (1925)

2 rue des Ponts de Comines à Lille (1925)

8 rue Solférino à Lille (1925)

39 rue du Port à Lille (1924)

6 rue Halévy à Lille (1924)

23, rue Pierre Mauroy (ancienne rue de Paris) à Lille (1924)

13 rue Verdi à Lille (1924)

2 rue Halévy à Lille (1923)

77 rue du Port à Lille (1910)

Résidence Condorcet à Lille (1910)

Hôtel à Lille (1910)

32, 34 et 36 rue d'Isly à Lille (1910)

62 rue Berthelot à La Madeleine (1910)

45 rue Jean Bart à La Madeleine (1910)

145-149 avenue de la République à La Madeleine (1910)

31 rue Pasteur à La Madeleine (1908)


Marie Jules Robert Clabaut (1871 - ?)


Marie Jules Charles Robert Clabaut est né le 7 janvier 1871 à Tartigny (Oise). 

 

Élève de Paul Woillez, Georges Debrie et Julien Guadet, il entre à l'École des beaux-arts de Paris en 1890, subventionné par le département de l'Oise. En 1908, il est admis comme architecte des communes et des établissements publics du département du Nord.


Il s'est marié à Bruxelles en 1903 avec Amélia Hautem.



L'adresse professionnelle de Robert Clabaut, architecte - ingénieur était située au 3 rue à Fiens à Lille

Réalisations :


60 rue de Canteleu à Lille (1911)

40 rue de l'Alcazar à Lille (1909)

50 rue de l'Alcazar à Lille (1907)

60 rue de l'Alcazar à Lille (1906)

3 rue Blanche à Lille (1908)

57 rue des Arts à Lille (1908)

67-69 rue des Arts à Lille (1907)



3 rue Blanche à Lille


50 rue de l'Alcazar à Lille


57 rue des Arts à Lille


60 rue de l'Alcazar à Lille


67 et 69 rue des Arts à Lille

Raphaël Hoden (1890 - 1993)


Né le 21 février 1890 à Lille et décédé le 6 novembre 1993 à Mons-en-Barœul.


Il avait épousé en 1920 Hélène Jeanne Crépel, fille d'Emile François Crépel, un fabricant de toiles à Lille, et d'Hélène Doutrelon, qui avaient acquit le Vert Cottage au couple René Ladryet - Marie Sellier en 1924.


Il vécut, après le décès d'Emile Crépel le 14 novembre 1928, une grande partie de sa vie au Vert Cottage construit par Gabriel Pagnerre et c'est là même qu'il s'éteindra à l'âge de 103 ans.

Un fils Claude fut lui aussi architecte.

 

Réalisations :


5 rue du Bleu mouton à Lille en 1925

3 maisons mitoyennes rue Poissonnier à Mons-en-Barœul



5 rue du Bleu mouton à Lille

Armand Lemay (1873 - 1963)

L’architecte Armand Henri Georges Lemay est né le 11 octobre 1873 et mort en 1963 à Lille.


Diplômé de l'école des beaux-arts de Lille, élève d'Émile Vandenbergh, Armand Lemay commence sa carrière en 1898, alors que la grande transformation urbaine de Lille de la fin du XIXe siècle est encore en cours. D'abord intéressé par l'habitat collectif et les lieux de divertissement, il est notamment l'auteur, en 1902, du bâtiment de l'Union de Lille, l'un des premiers bâtiments en béton armé de la ville. En 1903, il est le principal architecte d'une nouvelle rue " Beau-Séjour " qui deviendra la rue Gounod dans le quartier de Saint-Maurice Pellevoisin à Lille.

 

Il réalise aussi des hôtels particuliers pour une clientèle plus fortunée, en particulier le long du Grand Boulevard, ouvert en 1907, qui relie Lille à Roubaix et Tourcoing.

 

Il contribue ensuite à la reconstruction, après les destructions de la Première Guerre mondiale. En 1922, il participe à l'exposition internationale de Lille avec plusieurs pavillons (pavillon des arts libéraux, pavillon lumineux et galerie des machines).

 

Armand Lemay épouse Jeanne Eugénie Silvie Mannier. Ils ont un fils, Armand Ernest Lemay (1901-1957) qui rejoindra son cabinet à partir de 1931. Armand Ernest Lemay, d'abord élève de Georges Dehaudt à l'école régionale d'architecture de Lille, rejoint ensuite l'école nationale des beaux-arts de Paris, élève de Paul Bigot. Il en sort diplômé en 1930.

 

Très productif, Armand Lemay a réalisé de nombreux édifices dans la région lilloise (édifices publics, maisons individuelles, hôtels particuliers, guinguettes et cafés, etc.), dans des styles très variés, d'abord classicisant, ensuite plus éclectiques, tendant vers l'art nouveau puis l'art déco.

 

- Maison du Peuple " L'Union " à Lille (1898-1902)

- La majorité des maisons de la rue Gounod à Lille (à partir de 1903)

- Maison 7 bis, rue Desmazières (1910)

- Immeubles de rapport, Boulevard Carnot à Lille (vers 1911)

- Hôtel Bellevue à Lille (1912)

- Hôtel Carlton à Lille (1925)

- Église Saint-Jean-Baptiste à Steenwerck (1928)

- Palais lillois de l'automobile à Lille (1928)

- Immeubles 1, 9, 56 bis, 64 et 141 Boulevard de la Liberté à Lille (vers 1935)



La Maison du Peuple " L'Union " à Lille


12 rue Gounod à Lille


Hôtel Carlton à Lille


Hôtel Bellevue à Lille


Villa Beau Séjour rue Gounod à Lille

Ernest Willoqueaux (1882 - 1958)

L’architecte Ernest Joseph Willoqueaux, est né à Flers-lez-Lille (Nord) le 8 mars 1882 et décédé à Mortagne-du-Nord le 2 septembre 1958.

 

Il commence sa formation comme élève de François-Joseph Delemer à l'école des beaux-arts de Lille, puis de Victor Laloux à l'école des beaux-arts de Paris (promotion 1902, première classe 1906).

 

Il s'installe comme architecte, rue de la Barre à Lille. Il réalise de nombreuses maisons souvent de style Art déco. Une œuvre très connue, réalisée avec Albert Laprade, est le bâtiment de La Voix du Nord sur la Grand Place de Lille. Il a réalisé des monuments aux morts dans les années 1920.

 

Son fils Pierre Willoqueaux, né en 1912, suit les traces de son père à l'école supérieure des beaux-arts de Paris et devient architecte en 1936.

 

Réalisations notables :


- Maison 12-14 Place Saint-André à Lille (1911)

- Maison 33 Rue Négrier à Lille (signée sur la façade)

- Maison 29 rue Henri Poissonnier Mons-en-Barœul (avant 1920)

- Immeuble 203 boulevard de la Liberté à Lille (1923)

- Immeuble 201 boulevard de la Liberté à Lille (1927)

24-26, Maison rue du Plat à Lille (vers 1930)

- Bâtiment de l’Echo du Nord (actuelle Voix du Nord) Grand Place à Lille (1936-1938)



Immeuble du journal l'Echo du Nord (devenu la Voix du Nord)



Le 29 rue Henri Poissonnier à Mons-en-Barœul