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La première plaque

La production des 10 exemplaires a débuté, et nous avons pu voir la première épreuve chez la céramiste, Christine Rousseau. Le travail s'avère beaucoup plus important que prévu initialement mais le coût restera néanmoins celui annoncé aux souscripteurs. La livraison est programmée pour 2018.


Souscription à la plaque Pagnerre


Avec l’accord des descendants de l’architecte, l'association Eugénies fait reproduire la première plaque en céramique de l’architecte Gabriel Pagnerre, dont il n’existe que 4 exemplaires, une à Mons-en-Barœul et trois à La Madeleine.


La plaque identique au modèle reproduit ci-dessus est réalisée aux mêmes dimensions que l’originale (27 x 15 cm). La mention « Eugénies 2018 » y figurera au dos, avec le nom de la céramiste Christine Rousseau. Il n’y aura que 10 exemplaires au total. S’ajouteront des frais d’expédition, en envoi sécurisé, pour les personnes qui le demanderont. Le prix de 120 € correspond strictement au prix coûtant qui est très éloigné du coût réel. Il s'agit donc d'une occasion exceptionnelle.


Le style très éclectique de Gabriel Pagnerre, nous permet de traverser les grands courants architecturaux du début du XXe siècle, de l'Art Déco géométrique bruxellois, en passant par le régionalisme, la période Art and Crafts pour aboutir au modernisme. Il sera précurseur dans de nombreux domaines, réalisant par exemple des rues entières de type HBM bien avant la loi Loucheur, projetant des maisons ouvrières et l'emploi du béton armé dès 1912, concevant la même année une œuvre d'art totale.
Nathalie Ponchel, architecte qui a beaucoup œuvré pour la reconnaissance de Gabriel Pagnerre a dit de lui :
Il est l'équivalent au niveau régional d'architectes mondialement connus comme Le Corbusier ou Mallet-Stevens. Deux architectes qu'il admirait. Il fera venir Le Corbusier à Lille en juillet 1933, et appuyera la candidature de Robert Mallet-Stevens à la direction de l'Ecole des Beaux Arts de Lille.

Des Pagnerres à la pelle !


Notre ami, architecte, Mickael Funari continue de nous dénicher des réalisations de Gabriel Pagnerre. Cette fois dans le quartier des Bois Blancs à Lille où de nombreuses constructions portent la marque. Avec notamment celle située au n° 41 de la rue Championnet (ci-dessous).


Mickael Funari, nous a conduit également vers d'autres constructions dans le quartier de Lille-Moulins, comme cette maison au n° 9 rue de Maubeuge (ci-dessous). Plusieurs éléments sont caractéristiques des réalisations de Gabriel Pagnerre, comme les motifs dans la ferronnerie du balcon, la présence des 3 bandes cachées par la peinture, les pilastres, la lucarne, etc. 

Redécouvrons l'Art Nouveau


La revue Le Nord publie dans son numéro de décembre 2015 ce document sur l'art nouveau dans la région où il est question d'un certain Gabriel Pagnerre ... mais rien sur deux œuvres menacées : le cinéma le Mondial à Lille-Wazemmes, ou la Maison du Peuple à Halluin qui mériteraient qu'on s'y attarde !




Une très belle remise en valeur


Cette construction, réalisée en 1925, rue Pasteur à Mons-en-Barœul, de l'architecte Gabriel Pagnerre est emblématique. Il s'agit de sa première tentative de modernisme dans le domaine privé. Située au 74 rue Pasteur, au milieu de nombreuses autres habitations de ce même architecte, elle a subi diverses fortunes. Cette habitation témoigne d'une période architecturale, richesse de notre patrimoine qui commence seulement à intéresser quelques particuliers. On pourrait comparer - toutes proportions gardées - avec le sort réservé à la Villa Cavrois de Mallet-Stevens, sortie de terre 7 années plus tard et dont le devenir a aussi suscité bien des inquiétudes, pour être enfin ouverte au public le 13 juin 2015.

Il existe d'autres œuvres de cette même influence, l'une sur le Grand Boulevard dite maison isotherme ou maison double, souvent attribuée à tort - mais quelle satisfaction - à Mallet-Stevens ou Le Corbusier, mais aussi des bâtiments publics comme les écoles de St Pol sur Mer et sa sœur jumelle d'Halluin détruite, tout comme le dispensaire également démoli à Halluin.
Un article paru, le 3 juin 2015, dans La Voix du Nord sous la plume d'Alain Cadet, résume les aléas de cette maison. Bravo pour cette belle rénovation. 


Mons-en-Barœul : Retour vers le passé pour une maison de Gabriel Pagnerre





Rue Pasteur, les réalisations de Gabriel Pagnerre sont très nombreuses. Elles ont été construites vers le milieu des années 1920 et correspondent à un tournant de la carrière de l’architecte nordiste. Mobilisé pendant toute la durée de la Première Guerre mondiale, Eugène Gabriel ne revient à Mons qu’en 1919. Tout a changé ! D’autres ont pris la place qu’il avait laissée libre. Les réparations de guerre ne sont pas à la hauteur des destructions commises par l’occupant. L’économie est au point mort. Gabriel Pagnerre est un collaborateur régulier de L’Enchaîné, hebdomadaire du parti communiste. Ses talents littéraires ne sont guère appréciés de sa riche clientèle d’avant-guerre.

L’architecte doit évoluer. Il entreprend des programmes de construction de maisons plus économiques que les belles « Bourgeoises » d’avant 1914. La rue Pasteur illustre parfaitement ce tournant avec ses petites maisons, différentes par un détail mais qui se ressemblent toutes. Toutes sauf une : celle du numéro 74.

C’est la première maison en béton armé qu’a osé l’architecte, et c’est probablement la première du genre construite dans la métropole lilloise. 

Avec son toit plat en terrasse, ses murs épurés et ses grandes ouvertures elle s’inscrit dans le courant du « style international » apparu en France au début des années 1920. Pagnerre a, toute sa carrière durant, épousé les courants modernes. Pendant la guerre, dans le génie militaire, il découvre le béton armé. Adoptant les matériaux nouveaux et « l’architecture fonctionnelle », il réalise des constructions novatrices, comme la maison isotherme de Marcq-en-Barœul (1929).

Mathilde et Richard, les actuels propriétaires du 74 de la rue Pasteur, ignoraient qu’ils habitaient une maison Pagnerre. Ils ne le savent que depuis six mois. « Je l’ai appris par le journal, raconte Mathilde. Ma mère a découpé l’article. Elle me l’a apporté. » Le couple adore sa maison, mais pourtant un détail le chagrinait. « Le revêtement en céramique qui recouvrait la maison était horrible, affirme Richard. C’est celui qu’on utilisait pour décorer les boucheries ! ».

Avec l’aide d’une étudiante et d’un logiciel, le couple dépose un permis de construire pour la rénovation de la façade. Ils optent finalement pour un béton brut qui met en valeur son dépouillement.
Le résultat est très proche de ce que devait être la maison à son origine. Et la bâtisse conserve ainsi l’esprit de son concepteur : à la fois moderne et contemporain. A. C. (CLP)






Des nouvelles Pagnerre découvertes à Lille


Nous n'avions que peu de constructions répertoriées de Gabriel Pagnerre à Lille, surtout dans le quartier de Fives - Hellemmes. Ceci pouvait sembler paradoxal, compte tenu qu'à partir de 1923, il y installe son cabinet d'architecture place de la République.

Un architecte vient de nous identifier toute une série de constructions, qui ont plus qu'un air de ressemblance, dans le quartier de Wazemmes. Nous connaissions bien entendu le cinéma Le Mondial, rue Racine et sa superbe façade art déco qui se dégrade, ce dont la ville de Lille ne semble guère s'émouvoir. Cela nous rappelle par trop une déclaration de Pierre Mauroy, assurant que la Villa Cavrois n'avait aucun intérêt ! Etonnant parallèle à un moment où justement cette construction emblématique de Mallet-Stevens va devenir un lieu touristique incontournable de la métropole lilloise. (Voir le site des Amis de la Villa Cavrois, qui est également géré par Eugénies).

Mickaël Funari nous décrit sa dernière trouvaille lilloise : " Il m'a semblé voir un " pagnérisme ", rue de Maubeuge à Lille. La façade à été grossièrement repeinte, il est donc difficile de retrouver tous les éléments de composition qui aurait pu confirmer mon intuition. Cela dit les gardes-corps sont en bon état et on arrive a distinguer certains appareillages de brique malgré la peinture. On note par exemple des différences de texture entre les lits de briques sous l'arc de la baie du rez-de-chaussée qui laisse supposer une alternance de couleur ... "




Auparavant il nous avait mis sur la piste d'un superbe ensemble à l'angle du Boulevard Montebello et de la rue Jean du Solier. 





Nous avons poursuivi sur ce boulevard pour dénicher une ancienne échoppe d'artisan boulanger, devenue un estaminet, qui possède des coffres de gouttières très originaux, avec des pelles de boulanger. Ces éléments sont à comparer avec les cabines de bains situées sur les gouttières des maisons d'Armentières. Cette construction serait classée (sans doute plutôt inventoriée) d'après son propriétaire. Son enseigne actuelle " Brasserie Coup de cœur " est tout un symbole. Elle se situe juste en face du lycée Européen Montebello.



A noter aussi une façade typiquement de style Pagnerre rue d'Esquermes (ci-dessous)


La Légion d'Honneur de Pagnerre




Gabriel Pagnerre a été nommé Chevalier dans l'ordre de la Légion d'Honneur, le 20 juin 1920, à titre militaire.
C'est en février 1921 qu'aura lieu la remise officielle de l'étoile à cinq rayons doubles, émaillée de blanc, surmontée d'une couronne de chêne et de laurier, avec la devise " Honneur et Patrie " inscrite au revers. Cet extrait du journal L'Egalité de Roubaix Tourcoing, daté du 21 février 1921, nous apprend que c'est principalement pour un fait d'armes survenu au tunnel de Tavannes à Verdun en août 1916. On sait que Gabriel Pagnerre venait de changer d'arme pour passer, sur sa demande, du 8ème régiment d'infanterie (basé sur le secteur de Dunkerque) au 1er régiment de génie (situé sur le front à Verdun). Le tunnel de Tavannes a été le siège d'une terrible catastrophe, le 4 septembre 1916, avec le décès de plus d'un millier de soldats pris au piège d'une explosion accidentelle. Cet événement a été longtemps occulté pour des raisons stratégiques.

Voir, en cliquant ici, les pages consacrées au parcours de Gabriel Pagnerre durant le premier conflit mondial, dans la brochure " Le centenaire de la guerre 1914-1918 à Mons-en-Barœul "