Cela peut paraître étonnant mais aucun cliché en couleur de Gabriel Pagnerre et de sa famille n'existe, à une époque où cette technique était déjà répandu. C'est d'autant plus surprenant que l'architecte était précurseur dans de nombreux domaines et à la pointe des possibilités technologiques.
Voir Pagnerre précurseur
Voir le mâchefer un matériau prometteur
La colorisation des anciennes photographies permet de redonner vie à ces images avec souvent un caractère émouvant. Un rêve devient réalité, celui de pouvoir découvrir l'album en couleur de la construction de l'école du Colbras à Halluin, réalisé par l'architecte lui-même.
Ce cliché a été pris alors que Gabriel Pagnerre âgé de 18 ans est étudiant aux Beaux arts de Lille, il porte déjà des lunettes.
Incorporé au 8ème régiment Pagnerre est à Tétéghem, le 19 janvier 1915, quand il envoie cette carte photo, persuadé comme tout le monde qu'il s'agira d'une guerre éclair, de 1914 à 1915 !
À la fin du premier conflit mondial Gabriel Pagnerre en uniforme d'Officier porte une canne suite à ses blessures au tunnel de Tavannes.
Ce cliché de Gabriel Pagnerre le montre portant fièrement le ruban de la Légion d'Honneur. L'architecte avait des yeux bleus, ce que nous savons grâce aux mentions figurant sur son livret militaire.
Ce portait est le dernier connu de Gabriel Pagnerre. À la pochette de sa veste le crayon du dessinateur toujours prêt...
Des portraits de famille
Le seul cliché connu des parents de Gabriel Pagnerre. Louis Lucien Pagnerre et Eugénie Bollengier sont allés chez A. Pagant, photographe à La Madeleine, pour immortaliser cette scène.
Le seul cliché connu qui rassemble l'architecte, son épouse Eugénie Bloclet et les 3 enfants. Il a été pris à Calais, où la famille était réfugiée, en 1916, lors d'une permission de Gabriel Pagnerre, quelques jours avant qu'il ne rejoigne Verdun.
Le seul cliché connu avec Marc, Claude et Nelly, les 3 enfants de Gabriel Pagnerre.
Le mariage de Nelly Pagnerre avec Laurent Hahn à Oye-Plage en 1928.
Lors de vacances à Blankenberghe en Belgique, la famille pose sur le bacon terrasse de la Villa Manu.
Lors d'autres vacances à Mers-les-Bains, avec un enfant qui arbore fièrement un drapeau américain.
Des clichés des constructions
Le premier cabinet, situé rue du Faubourg de Roubaix à Mons-en-Barœul (actuelle rue du Général de Gaulle). La plaque professionnelle de l'architecte figure sur la façade à côté de la porte, celle en céramique n'est pas encore posée. Le couple pose avec les deux garçons Marc et Claude, ainsi que la gouvernante.
NB : Lors de la colorisation certains détails ont été modifiés.
" La Pépinière " rue Victor Lelièvre à Mons-en-Barœul qui date de 1906. La plaque en céramique est posée, par contre celle représentant la pépinière ne l'est pas encore.
La Maison du Peuple à Halluin avec son sgraffite représentant des cheminées fumantes sous un soleil radieux !
Le Vert Cottage, qui date de 1912, rue du Quesnelet à Mons-en-Barœul, a été représenté sur plusieurs cartes postales dont aucune en couleur.
Un bel exemple d'art déco avec cette salle d'accueil billeterie-bar du Cinéma des Variétés Fivoises à Lille. À remarquer la frise au dessus du miroir derrière le bar. L'IA a ajouté quelques personnages pour donner plus de vie à cet endroit.
Le dispensaire d'Halluin, malheureusement détruit comme l'école du Colbras. Deux beaux exemples de modernisme que cette ville n'a pas su préserver.
Gabriel Pagnerre a rassemblé une centaine de photos dans un album de la construction de l'école du Colbras à Halluin. La colorisation permet de mieux apprécier certains détails et de rendre un peu de vie à cette réalisation disparue.
Construction en 1936 de la dernière réalisation de Gabriel Pagnerre à la limite de la rue César Franck à Mons-en-Barœul et de l'avenue Virnot à Lille.
La construction est bien avancée
La construction est achevée